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"DEVIENS CE QUE TU ES" Roman de Frédéric ANDRIEU


"DEVIENS CE QUE TU ES" Disponible en numérique maintenant !

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25/09/2014
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REVUE DE PRESSE

 

 

Un article sur le roman "Deviens ce que tu es" vient de paraître dans la revue Paris - Phuket de Janvier 2013.

 

 

Vous pouvez lire cet article sur le lien suivant :

 

http://issuu.com/leparisphuket/docs/le_paris_phuket_13_def_web

 

 

 

 

L'article - extrait du Paris Phuket Janvier 2013

 

 

Deviens ce que tu es


Auteur : Fréderic  Andrieu
Editions de Saint- Amans, aout 2012

 


  

Deviens ce que tu es… 2 mois que le livre vient de paraitre. Bientôt sur les rayons en Thaïlande. Jeune roman, jeune auteur.  C’est un honneur pour Le Paris Phuket de figurer parmi ses 1ers lecteurs.
L’auteur, Frédéric  Andrieu, est né en 1961 à Paris, en France. Deviens ce que tu es… est son 1er roman. Il vit avec son épouse, depuis  8 ans, 6 mois de l’été sur l’ile d’Oléron et les 6 mois de la haute saison à Phuket, en Thaïlande.
Son ouverture sur le monde a commencé pendant l’enfance au Maghreb grâce à ses parents, 14 ans en coopération en Algérie. La famille voyageait beaucoup en Tunisie, au Maroc et dans le reste de l’Afrique. Après avoir, sa femme et lui, vécu plusieurs expatriations, à l’Ile Maurice, en Guadeloupe,  en Polynésie, tous 2 se sont implantés à Phuket, en reprenant  un restaurant français pendant plusieurs années à Nai Harn.
« Par ce roman, je voulais présenter des facettes de la culture thaïlandaise autres que celles véhiculées par les médias.  En travaillant au restaurant avec des employés thaïs, j’ai appris à les connaitre et les respecter. » confie Frédéric dans l’interview accordée au Paris Phuket.  « J’ai toujours beaucoup observé et discuté avec les gens. Les autres cultures, la découverte d’un ailleurs et de gens différents m’intéressent. Nos employées et leurs enfants faisaient partie de la famille. On a été invité dans leur village. A Chiang Mai, une amie thaïe mariée à un anglais nous a introduits dans des villages de montagne. »
Pour Frédéric Andrieu, écrire est un besoin quotidien, une passion. « Mon 2ème roman Lendemain de tsunami  est terminé. Il se passe sur le sud de Phuket. Une histoire d’amour entre une enfant et un adulte. Je suis en phase de relecture. Et je prévois déjà le 3ème roman qui démarre à Bangkok. Mon rêve serait que mes prochains livres soient publiés par une grande maison d’édition. »
« Pour faire connaitre mon livre et mes activités à Phuket, j’ai créé 2 blogs : http://livres-jeunes-auteurs.blog4ever.com et http://thailande.blog4ever.com. » L’auteur invite tous les jeunes auteurs à présenter leur ouvrage dans le premier de ces blogs.
Deviens ce que tu es … histoire d’une famille thaïe vivant dans le nord du pays
Ecrire un livre c’est parler de soi. Une grande partie de soi se dégage…  s’exprime… c’est plus ou moins autobiographique sans l’afficher ouvertement, sans montrer les limites au lecteur entre soi et l’imaginaire. L’auteur nous livre, séduit par la sérénité du peuple thaï, par le regard de Kim une enfant thaïe, une partie de ses valeurs.
Ce titre Deviens ce que tu es… résume le livre et toute une philosophie de vie. Etre soi-même, accepter des changements pour avancer dans la vie, sans tenir compte des normes ou des qu’en dira-t-on. Le tout sur sa propre route de la quête du bonheur. Les pages nous mènent en douceur et en toute simplicité vers une réflexion sur la vie, des buts essentiels de la vie. Profond et léger à la fois, sans arrogance et plein d’amour pour l’autre Deviens ce que tu es… est une leçon de vie inspirée du Bouddhisme ou tout est harmonie. Un livre spirituel. Tous les actes quotidiens reflètent un mode de pensées.
Le matérialisme à l’occidental, le souci d’accumuler des richesses sont inexistants. La pauvreté ou la modestie de la famille, selon nos critères, n’altère pas leur joie de vivre. La quête matérielle se limite à une seule fin : le bonheur des autres. Tout au long du livre, on retrouve le rythme lent de la Thaïlande, loin du stress occidental ou l’action se situe dans la relation à l’autre dans le bonheur d’être et non de paraitre, dans Etre et non Avoir. Etre en harmonie avec soi-même en toute discrétion.
Ce livre fait l’apologie du livre. Kim, notre héroïne, enseigne la lecture, donne accès à la culture et à la réflexion, et devient écrivain. Elle découvre les pouvoirs du livre, un moyen de s’émanciper et s’épanouir. Grace à la lecture, elle avance sur son propre parcours professionnel et mais surtout personnel, le professionnel nourrissant la vie.
La narratrice Kim, cadette de 3 enfants, est née au milieu des rizières dans le nord de la Thaïlande, dans une région montagneuse. Son père nourrit sa famille grâce à l’exploitation des rizières. Travail laborieux peu rémunérateur mais où personne ne se plaint jamais, ou tous respirent la joie de vivre.  Sa seconde fille Malee nait muette. Elle choisit à l’adolescence d’entrer dans un monastère pour une durée de 15 mois. Un appel de Bouddha. Des pouvoirs surnaturels dont elle n’abuse pas, l’habitent.
« Une de mes employées a été nonne quelques  temps, nous confie l’auteur, donc j’ai eu la chance de pouvoir discuter avec elle. Je me suis inspiré de cette employée pour créer le personnage fictif de Malee. Par contre, les dons surnaturels de Malee, sont de l’imagination pure. J’ai lu beaucoup d’articles sur internet de personnes qui avaient de tels pouvoirs. » 
Malee, dotée d’une grande sagesse bouddhiste,  devient  un guide spirituel pour Kim. Elle fait des miracles en redonnant la joie de vivre à un veuf. Elle part s’isoler dans la montagne pour méditer.  Muette de naissance, elle y retrouve la parole au cours de ses prières. Et pour finir, survit dans une grotte sans se nourrir, se nourrissant juste de la foi.  Le tout, en toute modestie, sans fierté aucune. Le village la considère alors comme la réincarnation de Bouddha. Hommage au Bouddhisme, à la religion, cette foi  « qui soulève des montagnes ». Tout laisse à penser que l’auteur a vécu une retraite bouddhiste, a côtoyé un maitre spirituel. « J’aimerais bien faire une retraite bouddhiste mais je me suis surtout nourri de mes lectures. Grâce aux visites de temples, à quelques rencontres de moines, aux échanges avec les Thaïs et surtout les livres écrits par le Dalai Lama ou ceux de Mathieu Ricard, moine bouddhiste et  traducteur français du Dalai Lama, j’ai pu m’imprégner de cette philosophie».» déclare Fréderic Andrieu en toute simplicité.
Avec une âme voulant aider son prochain, une âme de travailleur social, Malee s’oriente vers la profession de  « femme-aidante » lors des  accouchements. Démunies de moyens médicaux et face au taux de mortalité important périnatale dans la campagne thaïlandaise, les 2 sœurs, Kim et Malee, murissent et mènent à terme 2 projets de développement rural : acquérir un bus pour se rapprocher des femmes prêtes à enfanter et créer une école de bambou gratuite dans ce pays ou la scolarité est payante.
«Cette école, je l’ai imaginée aussi pour rendre un hommage à Mathieu Ricard qui à travers son association Karuna Shechen (www.karuna-shechen.org) a mis en place  plus de 100 projets d’école de bambou dans les contrées isolées du Tibet. » révèle l’auteur.
Le bonheur de Kim s’épanouit au fil des pages, au fil des années, avec l’avancée des réflexions de Kim, avec la maturité croissante, dans la réalisation de ses projets et dans sa relation amoureuse ou elle découvre les joies du corps, la sensualité naturelle. Kim devient plus philosophe, plus forte et plus déterminée, de jour en jour.  « La forte détermination est un acquis chez tous les êtres humains, il faut en être conscient tous les jours, conscient de ce potentiel… cela peut servir à résorber ces sentiments de découragement, d’impuissance et de mépris de soi. » dit-elle.
Kim, dans ses mots de la fin, nous livre un bilan de sa vie.  « Je considère mes possessions comme des outils, et aucune n’est en fait indispensable. Mes grandes fortunes, ce sont les rencontres avec les gens, mes maitres…  des êtres sages et bienheureux qui ont été des exemples plutôt que de longs discours »
L’auteur n’oublie pas les esprits malveillants de la culture thaïlandaise comme Tii Prêt. « Cet esprit affamé à la recherche d’humains susceptibles de leur faire une offrande. Ils sont la taille d’un arbre, très maigres, disposent de mains géantes, et de toutes petites bouches ne leur permettant  jamais d’atteindre la satiété en les maintenant dans un état de souffrance permanent… malédiction associée à leur vie terrestre faite de violence et de blasphèmes. »
Et les petites touches surnaturelles liées à la croyance aux astres… « J’ai compris qu’il me fallait attendre les constellations de feu pour agir, quand la lune passe devant les constellations du bélier, du lion et du sagittaire. »
Un parallèle avec Jean Giono  pourrait être fait mais dans une ambiance générale plus optimiste, plus zen. Toute la vie a pour cadre le monde paysan dépeint avec réalisme. Leur œuvre romanesque, à tous les 2, décrit minutieusement la condition de l'homme dans le monde, face aux questions morales et possède une portée universelle. Le réalisme merveilleux, magique des 2 auteurs nous fait entrer parcimonieusement dans un mode surnaturel.
Si Deviens ce que tu es… n’est pas un livre sur le Bouddhisme, il est cependant un roman ou toute la toile de fond est bouddhiste.
Une tranche de vie ordinaire nourrie par les valeurs de Bouddha basée sur l’amour de l’autre, l’altruisme, le don de soi,  avec des actions bienveillantes, un calme, une plénitude et une maitrise de soi permanents, une communication saine.
Une tranche de bonheur.


Corinne Missler


14/01/2013
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Extraits du Roman "Deviens ce que tu es" de Frédéric ANDRIEU

 

 

Toujours avec la volonté de faire connaitre un jeune écrivain, et assurer la promotion d'un roman, quoi de mieux que de faire découvrir quelques extraits du livre afin de se donner une idée du style d'écriture de son auteur, du cadre de l'histoire, de l'intrigue...Si vous souhaitez plus d'extraits, merci de le faire savoir au travers des commentaires que vous pouvez laisser sur cet article.

 

 

 

 

 

 

EXTRAIT 1

 

 

 

L’homme racontait ce qu’il vivait et ressentait d’une façon tellement réelle et hors du temps à la fois, que nous étions, mon père et moi, obligés de l’écouter et de transformer ces récits en vérité effrayante. Je me trouvais projetée dans une fable funeste et mon sang se glaçait malgré la chaleur étouffante de la pièce où nous étions installés.


Le monde entrait dans la nuit, dehors une pluie violente pénétrait les corps jusqu’à l’os et tambourinait sur les murs de la petite cabane. La pénombre épaisse noyait toute joie. L’oiseau ne viendrait pas ce soir, cela me rassurait quelque part. Allais je avoir maintenant peur des oiseaux, peur qu’ils puissent se transformer en esprit ? Qui étaient-ils, cachaient ils des monstres terrifiants ? Mon sang se glaça toujours plus !


Et cette femme, malade, qui voyait tout et ne disait jamais rien. Pourquoi ? Peut-être était elle une sorcière et que toute sa lignée était maudite. Sa fille qui vit au village. Des sans-âmes !
Il était temps de quitter cette cabane, pensais-je. Il fallait que nous rentrions, la nuit était tombée et notre mère nous attendait. J’avais peur maintenant, et s’en était de trop. Mais mon père semblait fasciné par le récit de son ami, et le connaissant, il voulait également rester un peu avec lui pour le rassurer, tout en buvant probablement un dernier whisky.


Ce fut bien le cas, ils sirotèrent le fond de la bouteille, peut-être pour noyer leur peur commune de ce fantôme. Pourquoi ce satané esprit n’a-t-il pas également pris cette fichu bouteille de whisky, pensais je, cela nous aurait permis de rentrer plus tôt chez nous !

J’essayais de me faire remarquer de mon père pour lui faire signe de nous en aller, mais en vain, il était plongé dans ses pensées et dans son verre, et ne prêtait nullement attention à moi.
Je toussais, sifflotais légèrement, tournais sur ma chaise, rien n’y faisait. La discussion reprit alors.

- ma grand-mère m’avait raconté, il y a longtemps de cela, qu’une chose étrange, comme ce qui t’arrive actuellement, s’était produite dans une cabane auprès de la rivière, chez un couple de personne âgées. Si mes souvenirs sont bons, le monsieur malade était alité depuis plusieurs mois et ne pouvait plus se mouvoir, seule sa femme et ses enfants, pouvaient lui apporter une assistance au quotidien.
- Il me semble me rappeler de ces gens là, dit le vieil ami de mon père. Mais je ne les ai jamais fréquentés et je ne sais pas grand-chose sur leur vie.
- Moi non plus, mais ma grand-mère connaissait bien sa femme, elle s’était connue à l’école dans leur jeunesse. Donc des choses bizarres sont arrivées chez eux à plusieurs reprises, il y a eu d’abord de la nourriture qui a disparu à maintes reprises, ensuite une invasion de rats qui s’est produite chaque samedi pendant plusieurs mois, ils envahissaient leur cabane, même fermée, volets clos, on n’a jamais su comment, par dizaine, et grimpaient partout, sur la table, sur les chaises, sur les meubles, c’était horrible racontait on à l’époque.
- Et ont-ils réussi à s’en sortir ? demanda le vieil homme.
- Pas vraiment, le monsieur est mort.
- Et de quoi ? De sa maladie ?
- On ne sait pas, sa femme l’a retrouvé un après midi, les yeux ouverts, le regard fixe, le teint blafard. Il était recourbé sur lui-même, le corps raide en souffrance, les mains crispés tenaient encore le drap qui le recouvrait. La pièce était plongé dans la pénombre, le soleil se frayait un chemin au travers des rideaux décousus ce qui permit à son épouse de voir qu’il bougeait encore sous les draps, il n’était donc pas mort, comme elle l’avait cru en le regardant dès son entrée dans la pièce. Elle s’approcha doucement pour ne pas l’éveiller, et tira délicatement le drap pour mieux le couvrir. C’est alors qu’une bande de rats sortie de leur abri de toile, et se sauvèrent de la pièce par la porte restée entrouverte. Le vieil monsieur était bien mort, et les rats avaient commencé à lui manger les bouts de ses pieds. On n’avait jamais vu telle horreur auparavant, et cela est resté marqué dans les mémoires des anciens pendant très longtemps et encore aujourd’hui pour ceux qui sont encore de ce monde.

C’était horrible, pensais-je d’imaginer que de telles choses aient pu exister ! des rats mangeant des hommes ? Je vivais un vrai cauchemar, je ne voulais plus rien entendre ! mais comme ces deux histoires étaient identiques et étranges, les rats ou les oiseaux qui pénètrent dans la vie de ces pauvres gens pour les effrayer, les manger,  la nourriture qui disparaît à chaque fois sans oublier la maladie qui envahi le quotidien des ces personnages.

 

 

 

Extrait 2

 

 

Nous atteignîmes un passage plus abrupt, qui était plus à découvert, pensant y trouver un signe de Malee, mais nous ne vîmes rien. Le sentier était désert.

La chaleur commençait à donner toute son intensité, et montait en gamme au fur et à mesure de notre avancée dans la montagne. Nous ne comptions plus nos pas, ni les bonbons que nous ramassions par ci par là.
Nous croisâmes un troupeau d’éléphants d’une dizaine de bêtes avec leur cornac respectif qui marchaient à leur côté, les animaux charriaient des sacs et du bois.
Je ne manquais pas de regarder chacun d’eux pour voir si le jeune homme de la dernière fois se trouvait à tout hasard parmi le groupe, mais ma déception fut totale, il n’y avait que des cornacs d’un âge mûr aguerris par le difficile travail en montagne du transport à dos de pachydermes.
Ils tentèrent de comprendre ce que nous faisions dans cet endroit plutôt sauvage de la montagne et nous indiquèrent n’avoir rencontré, ni vu personne depuis les quelques jours où ils travaillaient dans le haut des collines.
Le doyen des cornacs ouvrait le chemin avec un gros éléphant male, il semblait paisible avec ses minuscules yeux qui observaient les trois inconnus que nous étions et ses oreilles qui papillonnaient comme pour montrer un peu de satisfaction de s’arrêter quelques instants. L’homme s’adressa alors à nous :
- c’est nous, les cornacs des montages, qui faisons tourner la terre en marchant avec nos éléphants très forts. Voilà pourquoi nous avançons sans jamais nous arrêter plus de temps qu’il ne le faut. Peut être croiserons nous votre fille, alors nous irons vous le dire, à votre cabane dans la plaine. Mais si vous ne la trouvez pas avant le milieu de l’après midi, rebroussez chemin et rentrer dormir paisiblement à votre cabane, la montagne la nuit est lugubre et vous pouvez rencontrer quelques animaux dangereux, le tigre d’Asie particulièrement. Faites preuve de vigilance surtout.

Nous étions tellement essoufflés que ni mon père, ni moi-même ne répondit. Ma mère était silencieuse, impuissante, et envahie par la peur de la nuit que le cornac avait décrite avec tant de réalité. Nous acquiesçâmes de la tête comme le faisait Malee d’habitude. Nous avançâmes devant nous et ils disparurent.

Encore un bonbon.

Le stock serait il suffisant pour nous indiquer où se trouvait ma sœur ?
Nous fîmes un arrêt de quelques minutes pour boire et reposer nos pieds meurtris par les pierres usées du chemin sur lesquelles il nous fallait prendre appui pour avancer dans cette montée.
Nous atteignîmes une falaise abrupte que le sentier longeait et où des grottes plus ou moins grandes avaient été façonnées par l’érosion du temps. Nous nous arrêtions à chacune d’entre elle pour nous assurer que Malee ne s’y trouva pas. Ma mère faisait résonner sur les parois lisses le nom de ma sœur qui rebondissait telle une balle de mur en mur et faisait s’envoler les martinets qui nichaient ou sursauter les chauves souris tête en bas qui nous observaient avec grand intérêt de voir enfin des visiteurs dans leur tanière ombragée et lugubre. Sur certaines parois, des échelles de bambou avaient été abandonnées par les chasseurs de nids jusqu’à la prochaine récolte, ils venaient en fonction des périodes pour arracher à ses pauvres martinets leur nid qui était devenu un met recherché et prisé pour la soupe, surtout à l’exportation vers la chine. Chaque nid valait un prix d’or, et les chasseurs n’avaient aucune compassion pour le pauvre petit animal qui se retrouvait sans endroit pour nicher, le fruit de sa salive qu’il avait
construit avec tant d’effort lui était volé pour le plaisir de l’homme peu respectueux. J’étais triste et je ne pouvais me résoudre à comprendre de tel comportement de ma race.

Devant la cinquième caverne que nous allions atteindre, un énorme arbre au feuillage fourni semblait garder l’entrée, et quelqu’un avait entouré son gros tronc d’un grand linge orange et jaune qui tenait grâce à un nœud bien serré. La tradition veut que chez nous, les arbres sacrés, bénis des esprits, protecteurs du mauvais sort, sont identifiés par des écharpes ou des linges qui habillent une partie de leur tronc.

Un bonbon était posé un pied de l’arbre.
Nous avançâmes vers l’entrée de la grotte. Il nous fallut du temps pour que nos yeux s’habituent à la pénombre envahissante. Un chant caressa notre ouïe, un chant doux et enveloppant que nous n’entendions qu’à peine. Quelque chose se passait dans cette caverne.
A quelques pas seulement de l’entrée, le monde reprenait ses droits, le monde chantait, le vent soufflait son air tiède, les insectes bruissaient, paisibles, et les couleurs reprenaient leur intensité.
Malee était assise, en tailleur, dans la position du lotus, à même le sol pierreux, et chantait. Une voix sortait de sa bouche, pas forte mais délicieuse. Elle chantait des prières bouddhistes, les yeux légèrement inclinés vers le bas, fixes et paisibles. L’incantation convoquait ses ancêtres dans le pentacle dessiné par sa voix. Sa silhouette vêtue de son habituelle tenue blanche ressortait dans l’obscurité de la grotte, elle composait devant nous un tableau dont le soleil lui-même semblait ne pas pouvoir pénétrer le cadre.

 

 

 

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27/09/2012
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1ère et 4ème de Couverture de "Deviens ce que tu es"

   …

 

 

4ème de Couverture :

 

 

Il y avait au moins deux cent personnes debout devant elle, elles se tournaient sur elles-mêmes dans la solitude de deux cent mondes à part, cherchant à apaiser leurs pensées et peut-être, à entr’apercevoir une lueur de la vraie nature de leur esprit. Le silence de l’auditoire fut entamé soudain, sans être rompu pour autant, par un chant que ma sœur commença à psalmodier doucement, d’une voix basse et mélodieuse, tirant doucement son auditoire de sa méditation.
Et puis, alors que personne ne s’y attendait, Malee joignit les mains, s’inclina devant les croyants en gage d’affection et de respect, se leva et se fraya un chemin à travers la foule qui l’entourait. Elle garda les doigts croisés et continua à s’incliner en quittant petit à petit la grotte. Tout en fendant la foule, elle s’inclina si bas qu’en fait, les gens qui se trouvaient à plus de quelques pas d’elle ne pouvaient la voir. Elle avait l’air perdu dans une marée de visages. A distance, je pouvais déceler son sillage, en suivant les ondoiements à peine perceptibles de la foule à mesure qu’elle s’éloignait.

 

La littérature est le moyen le plus sûr de découvrir un pays. Sa géographie, son histoire, ses odeurs, ses états d’âmes, sa culture, sa religion mais aussi ses contradictions et ses paradoxes. C’est ce qu’à parfaitement compris Frédéric Andrieu, pour son premier roman qui se déroule en Thaïlande. « Deviens ce que tu es » appartient au genre de roman familier mais on s’aperçoit, au fil des pages, que l’auteur n’a choisi le roman que comme prétexte pour évoquer les traditions et les rites d’un pays, et la volonté des acteurs de se battre coûte que coûte contre une certaine fatalité.

 


22/09/2012
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Ou Acheter "Deviens ce que tu es"

Le premier roman de Frédéric ANDRIEU peut être commandé en ligne à :

 

 

 

 

 

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21/09/2012
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